Projet d’aide «Protection des filles de l'excision au Kenya» Aller au contenu principal

Protection des filles de l'excision au Kenya

Les mutilations génitales féminines sont très répandues au Kenya: une femme sur cinq est excisée. Dans la région de Tharaka, il s’agit même de plus de la moitié des filles. Depuis 1982, Plan International lutte dans pour le droit à l’intégrité corporelle des filles et des femmes et pour leur autodétermination, et se bat à tous les niveaux de la société pour l’abolition de cet horrible rite.

Les mutilations génitales féminines

Les mutilations génitales féminines recouvrent toutes les interventions incluant l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion des organes génitaux féminins qui sont pratiquées pour des raisons non médicales. Elles sont le produit de facteurs culturels et religieux quoiqu’elles ne soient pas liées à une religion spécifique: les mutilations sont pratiquées dans les communautés juives, islamiques, chrétiennes ou de religion locale.

Une tradition aux conséquences horribles

Au Kenya, les mutilations génitales féminines sont souvent pratiquées par des circonciseuses traditionnelles. L’intervention se fait sans anesthésie et à l’aide d’instruments grossiers, souvent non stériles. Pour arrêter l’écoulement du sang et favoriser la cicatrisation, les circonciseuses appliquent sur la blessure des compositions à base d’herbes, de terre, de cendre, de bouse de vache, etc.
Il est évident que cette tradition représente une grande menace pour la santé des femmes et des filles. Elles souffrent de douleurs insoutenables et connaissent saignements, infections, kystes, incontinence, complications lors des rapports sexuels et de la naissance et stérilité. Pour beaucoup d’entre elles s’y ajoutent de graves problèmes psychologiques: elles souffrent de dépressions et d’angoisses. Les mutilations sexuelles féminines sont une violation grave des droits de la fille et de la femme.

Projet de Plan International contre les mutilations génitales féminines au Kenya

Plan International œuvre activement dans des villages kényans depuis 1982 et plus particulièrement contre l’excision, à Tharaka, depuis 2014. Plan a collaboré pour cela avec le conseil des Anciens, le NjuriNceke, qui prend les décisions importantes pour les villages. Ce projet a aussi incité les exciseuses à apprendre un métier différent et à s’impliquer activement contre l’excision. Plus de 1000 filles ont en outre appris à connaître leurs droits et de nombreux enseignants ont été encouragés à traiter les thèmes de l’excision et de la protection des enfants.

Priorités

Dans la lutte contre les mutilations génitales féminines, Plan International met en œuvre les mesures suivantes.

  • Actions locales contre l’excision dans les villages 
    Des manifestations seront organisées dans les villages en faveur de la protection des enfants, contre l’excision ainsi que le mariage des enfants. Les groupes de jeunes sont habilités à s’engager activement contre l’excision et formés dans ce but. Des tables rondes, intégrant tout spécialement les hommes, seront aussi organisées pour les parents afin qu’ils prennent conscience des risques et les dangers encourus par les filles. 
  • Renforcement de la protection des enfants dans les villages
    La protection des enfants au niveau local doit être améliorée par des tables rondes réunissant des membres du gouvernement, de la police et de la justice. D’autres se focaliseront sur les chefs de village et le NjuriNceke, afin de les sensibiliser aux dangers et aux risques de l’excision et du mariage des enfants pour les filles, et expliquer la situation pénale au Kenya. 
  • Les vicitmes d'exercision doivent être soutenues 

    Les filles qui ont été retirées de l’école à la suite d’une excision bénéficieront d’une aide pour leur réintégration scolaire et leur formation. S’y ajoute un soutien financier leur permettant d’acheter le matériel scolaire nécessaire et de se rendre à l’école. 
  • Formations professionnelles 
    Quinze groupes de femmes existants doivent être formés dans différentes activités économiques. Les femmes bénéficieront en outre de formations en gestion financière et en entrepreneuriat pour obtenir leur indépendance et mieux protéger leur propre progéniture contre le mariage des enfants et l’excision. 

 

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